espApporté sur le gazon de Soccer City par le capitaine de l’Italie Fabio Cannavaro, le célèbre trophée Jules Rimet a été conquis pour la première fois par l’Espagne. Les Espagnols réussissent ainsi le doublé historique, devenant champions du monde deux ans après avoir conquis le titre européen.

Paul le poulpe a de nouveau fait le choix correct et l’Espagne a confirmé le slogan qui l’a accompagnée au Mondial d’Afrique du Sud: « L’espoir est mon chemin, la victoire est mon destin »!

L’homme décisif pour l’Armada Roja de Vicente del Bosque a été le milieu de Barcelone, Andres Iniesta. On était à la 117e minute d’une finale folle, où l’Espagne et les Pays-Bas se sont tour à tour lancés sur l’attaque. La passe de Fabragas a trouvé Iniesta dans la surface de réparation et « Don Andres », le joueur né dans la petite ville de Fuentealbilla, a « exécuté » Stekelenburg d’une imparable reprise de volée.

Les Pays-Bas ont été anéantis par un joueur mis sous les feux de la rampe par un Néerlandais. Le 29 octobre 2002, le célèbre Louis Van Gaal, qui était sur le banc de Barcelone, lançait Andres Iniesta, âgé alors de seulement 18 ans, dans un match de la Ligue des Champions, contre FC Bruges. Huit ans plus tard, la « découverte » de Van Gaal refuse aux Pays-Bas un titre auquel ont rêvé Haan, Neeskens, Cruyff ou Van Basten.

Jusqu’au coup parfait de Iniesta, les deux équipes ont passé au millimètre prés du but décisif. A tour de rôle, dans une deuxième période hallucinante, Arjen Robben, David Villa, de nouveau Robben, Fabregas, Iniesta et Jesus Navas ont raté de peu la cible.

A la 109e minute, Heitinga a reçu un deuxième carton jaune, étant expulsé du terrain. Plus tôt, à la 93e minute, l’arbitre anglais Howard Webb avait fermé les yeux sur une faute commise par le même joueur, qui aurait coûté à l’équipe un tir de pénalité.

Mais cela n’a pas empêché Iniesta de décider le sort du plus important match de la compétition et d’épargner ses coéquipiers de la séance de tirs au but. Le sifflet final du match avec les Pays-Bas les a porté au septième ciel et a déclenché la grande fiesta.

Des millions d’Espagnols ont passé une nuit délirante à Madrid, Barcelone et dans le pays entier. A Johannesburg, en Afrique du Sud, les compatriotes de Villa, Puyol et Iniesta ont été aussi en extase: leurs héros les a rendus fiers. On s’est tous senti champions!

esComme dans le dernier acte de l’Euro 2008, en demi-finale de la Coupe du Monde 2010, les combattants de la Furia Roja ont été nettement supérieurs aux élèves de Joachim Löw.

Le même scénario, le même score, le même vainqueur: l’Espagne. La demi-finale de 7 juillet a été une copie presque fidèle de la finale Euro 2008. Les Allemands ont eu l’air d’avoir oublié le football spectaculaire qu’ils avaient joué jusqu’à présent à ce tournoi final et ils ont perdu comme il y a deux ans. Une défaite sans équivoque, même si le score 0-1 ne le montre pas. Après un jeu plus facile qu’espéré, les Espagnols se sont qualifiés pour la première fois en finale d’une Coupe du Monde, où ils rencontreront les Pays-Bas, le 11 juin.

L’Espagne prend les rênes dès le début et a la chance d’inscrire après seulement quelques minutes: Villa surprend Friedrich sur le faux pas, il a tout le temps du monde pour exécuter Neuer, mais il se hâte et le gardien arrête le ballon. L’Allemagne reste sans riposte. L’équipe la plus offensive du Mondial, avec 13 buts marqués jusqu’à la demi-finale, préfère la prudence. Tel qu’attendu, invités à attaquer, les Ibériques gaspillent une autre occasion: Puyol, d’un plongeon, par-dessus la transversale.

Les Allemands se rendent compte qu’ils ne peuvent pas continuer de cette façon et essaient de se libérer avec leur redoutable jeu de passes, qui a envoyé à maison Rooney et Messi. Mais à peine mis en marche et l’équipe de Del Bosque répond par une pression suffocante.

La conséquence? Le premier tir sérieux des Allemands vient après une demi-heure. Trochowski tire à distance, mais Casillas s’élance comme un arc et repousse près du poteau.

La domination espagnole continue après la mi-temps, alors que le jeu létal des Allemands tarde à apparaître. Le sélectionneur Joachim Löw comprend qu’il est trop peu et fait le premier changement: Jansen à la place de Boateng. Mais ce sont toujours les Espagnols qui s’approchent du but, par Iniesta et ensuite, Pedro. Löw réagit à nouveau: Kroos à la place de Trochowski. C’est en vain. Le milieu espagnol est sans faille et pousse le jeu vers la cage de Neuer. Combien l’Allemagne va-t-elle encore résister?

Kroos prend l’initiative et reprend vers le but de Casillas, mais San Iker fait barrage à son essai. Soudain, le jeu se déplace dans la moitié espagnole, mais pas trop longtemps. A la 73e minute, Xavi centre à perfection d’un coup de coin et Puyol ne rate plus la cible: c’est 1-0 pour l’Espagne! L’Allemagne répond par des attaques furibondes, Löw envoie un autre attaquant sur le terrain, Gomez, mais il s’en faut de peu que Pedro lui donne le coup de grâce. Le sifflet final ne tarde pas à venir, suppliciant pour l’Allemagne, salutaire pour l’Espagne!

Chacune des équipes a eu dans la formation de départ 6 joueurs qui ont été titulaires dans la finale de l’Euro 2008. Il s’agit des Allemands Mertesacker, A. Friedrich, Lahm, Schweinsteiger, Podolski et Klose et des Espagnols Casillas, Sergio Ramos, Puyol, Capdevila, Iniesta et Xavi.

La défaite de l’Allemagne en demi-finale de la Coupe du Monde a confirmé une superstition née au tournoi final de 1994: les équipes qui éliminent l’Argentine perdent dans le tour qui vient juste après. C’est ce qui s’est passé en 1994 avec la Roumanie, une règle confirmée en 1998 par les Pays-Bas, par la Suède en 2002 et par l’Allemagne en 2006.

messiAprès la défaite époustouflante devant l’Allemagne, qui a envoyé l’Argentine à la maison dans les quarts de finale, Lionel Messi a dévoilé aux Espagnols la tactique des Allemands. L’Argentin se considère à moitié Ibérique et veut voir la championne européenne en finale de la Coupe du Monde. C’est pourquoi Messi a transmis à Puyol et à Pique les secrets des Allemands.

L’Espagne et l’Allemagne se débattent à nouveau, après avoir disputé la finale de l’Euro 2008, adjugée par les Espagnols, sur le score 1-0 (but marqué par Fernando Torres). Le 7 juillet, les deux pouvoirs du football  s’affronteront à Durban pour une place en finale de la Coupe du Monde.

Dans la lutte allemande-espagnole s’est mêlé Leo Messi, joueur « élevé » par Barcelone depuis un tendre âge. Il se considère donc à moitié Espagnol, mais surtout la vedette argentine ne peut pas oublier l’humiliation administrée par les Allemands, vainqueurs dans les quarts à 4-0. Au moment où ses collègues de FC Barcelone lui ont envoyé des messages de consolation, une idée est venue à son esprit, de leur donner un coup de main. Ces derniers jours, Messi et les huit Barcelonais (David Villa est le dernier arrivé) ont été en contact permanent et l’Argentin a essayé de leur offrir des informations sur la façon dont évoluent les attaquants et les milieux de Joachim Löw.

Au début, Lionel Messi avait maintenu le contact avec ses collègues de club seulement pour se féliciter réciproquement après les victoires. Ils se préparaient pour le grand choc, une rivalité en demi-finale entre l’Argentine et l’Espagne, avant que l’Allemagne empêche le duel.

« Je me sens à moitié Espagnol, depuis que je joue à Barcelone, c’est-à-dire depuis l’adolescence », a dit Messi. Le joueur a dévoilé à Puyol et Pique les signes des attaquants allemands, leur a conseillé de bloquer Schweinsteiger à plus de 30 mètres de la cage de Casillas et leur a expliqué les faiblesses de la défensive allemande.

« Ne vous ruez-vous en attaque, pour ne pas écoper un but très bite, comme nous, parce que cela ruinerait votre tactique ».

Le sélectionneur Vicente del Bosque reste impassible à la tempête psychologique déclenchée avant la grande confrontation. Ce ne sera pas un drame pour l’Espagne si elle ne gagne pas le titre mondial, a déclaré le sélectionneur, qui a précisé aussi que son équipe était bien préparée physiquement et mentalement.

pays-basLes Pays-Bas sont la première équipe qualifiée en finale de la Coupe du Monde, après avoir triomphé sur l’Uruguay (3-2) dans la première demi-finale du tournoi d’Afrique du Sud.

Les Néerlandais ont réussi à s’assurer la troisième présence au dernier acte du Mondial, après les éditions de 1974 et 1978. En finale, les Pays-Bas vont affronter la vainqueur de l’autre demi-finale, Allemagne-Espagne, programmée pour le mercredi 7 juillet.

Le match disputé à Cape Town a débuté sans le tâtonnement habituel. La première grande occasion du match a appartenu aux Néerlandais. Fernando Muslera, le gardien des Sud-Américains, a fait bon travail, mais il n’aurait pas pu arrêter Dirk Kuyt, qui a quand-même tiré par-dessus de la transversale, d’une excellente position.

Alvaro Pereira a répondu par un essai courageux, un tir de plus de 40 mètres, mais le ballon n’a pas atteint les filets.

Giovanni van Bronckhorst, le capitaine de l’ »Orange Mécanique » a pris une magnifique occasion et a envoyé le ballon tout droit sur l’équerre du but de Muslera par une frappe balistique de 30 mètres, du gauche.

Diego Forlan, la vedette de l’Uruguay, s’est remarqué à la 41e minute, surprenant Martin Stekeleburg par une frappe du gauche. Stekelenburg n’a pu que détourner le ballon au-dessus de lui, mais le but a été inévitable.

Malgré l’égalisation, les Pays-Bas ont eu une seconde période parfaite. Le gardien Stekelenburg a trouvé l’antidote aux frappes de Forlan.

Les Néerlandais ont eu quelques moments d’exception. A la 70e minute, Wesley Sneijder a marqué par un tir du droit, dévié, mais qui a pris à l’improviste le gardien Muslera. Après ce but, Sneijder partage la première position du classement des buteurs avec l’Espagnol David Villa.

A la 73e minute, Arjen Robben a sécurisé l’avantage des Néerlandais par une frappe de tête qui a envoyé pour la troisième fois le ballon dans la cage des adversaires.

Maximiliano Pereira a réduit la différence dans les arrêts, mais les Uruguayens n’ont plus eu le temps pour un retour miraculeux.

Le succès apporte aux Néerlandais une prime de 20 millions de dollars de la part de la FIFA, l’équipe de Bert Van Marwijk ayant des chances réelles de remporter le trophée.

DavidVillaLa championne européenne s’entête de poursuivre son parcours pour le titre mondial. L’Espagne a évincé le Portugal, 1-0 en huitièmes de finale, et rencontrera le Paraguay dans les quarts, tandis que les voisins ibériques se contenteront de la performance 7-0 dans le match des groupes, contre la Corée du Nord.

Deux systèmes de jeu en miroir: 4-3-3 de chaque côté. Et tous les yeux sur les extrêmes: l’Espagnol David Villa à gauche et le Portugais Cristiano Ronaldo à droite. L’Espagne a commencé en pleine force, mais s’est tempérée. A la fin de la première période, l’Espagne a eu une possession nettement supérieure à celle des adversaires, mais le jeu des passes n’a plus été tellement rapide. Le Portugal s’est infiltré en jeu, s’est montré dangereux et le ballon a plusieurs fois mis sur le qui-vive les gardiens Casillas et Eduardo. Toutefois, il y a eu 0-0 à la mi-temps et le jeu de passes soigneusement organisé par l’équipe de Del Bosque commençait à ressembler au tic-tac de la montre.

Les premiers changements ont été mis en place après une heure de jeu. Les deux sélectionneurs ont remplacé les pointes: Hugo Almeida a cédé la place à Danny et Fernando Torres, à Llorente. La pression de l’Espagne a monté comme une vague et le gardien portugais Eduardo a fait des merveilles jusqu’à la 62e minute, lorsque David Villa a émergé de l’aile gauche et l’a vaincu, après un deuxième tir. Le but a été occasionné par une collaboration catalane, entre Iniesta, Xavi et Villa, tous les trois, joueurs à Barcelone.

Les pressions n’ont cessé, mais à la 80e minute, les défenseurs centraux qui contrôlaient le ballon au milieu du terrain étaient toujours les Espagnols. Nerveux, les Portugais ont fini en formation de 10 hommes, Ricardo Costa étant expulsé dans la dernière minute. Cristiano Ronaldo? Apathique, il a raté les rares occasions que ses coéquipiers lui ont fournies.

Le 3 juillet, la sélection de l’Espagne rencontrera dans les quarts de finale l’équipe nationale de Paraguay. Le Paraguay a surclassé le Japon, grâce à la séance de tirs au but qui a décidé du sort des équipes après un match fatigant et stérile.

ronaldoDeux des principaux journaux sportifs du Portugal et de l’Espagne ont publié aujourd’hui des éditions spéciales dédiées au match direct qui se jouera le 29 juin entre leurs sélections nationales, dans les huitièmes de finale de la Coupe du Monde.

Le duel ibérique a fait la une du quotidien lusitain « Record », qui affiche sur la première page la vedette Cristiano Ronaldo en tant que torero, narguant le taureau espagnol.

« Les Espanols espèrent que Ronaldo ne sera pas dans un jour de grâce », écrit le journal portugais, qui publie aussi les déclarations du sélectionneur Carlos Queiroz:
« Il faut assumer des risques, j’espère faire un grand match. C’est un privilège pour nous, de jouer en huitièmes et je pense que ce sera une partie agréable ».

En contrepartie, les voisins de « Marca » ont les regards fixés sur le même danger extrême, Ronaldo. « Nous ne sommes pas obsédés par Cristiano, le Portugal est une bonne équipe. Elle l’a démontré en offensive, comme en défensive. Nous sommes ambitieux et il faut que ce soit nous qui allions en quarts », a déclaré le sélectionneur Del Bosque.

Fernando Torres, l’attaquant de Liverpool et de l’Espagne, ne craint pas devant la grande confrontation avec les Portugais, même s’il connaît la valeur de Ronaldo.

« Nous avons tous vu que Ronaldo était un joueur emblématique, il est le leader et le capitaine du Portugal, l’homme de tous les espoirs, mais leur formation est beaucoup plus que cela. J’ai vu des images , j’ai lu des statistiques, c’est une équipe contre laquelle on a du mal à inscrire, une équipe très puissante. Nous connaissons leur jeu et nous savons ce que nous devons faire.

L’Espagne peut faire beaucoup plus que jusqu’à présent, puisque nous avons tous vécu des moments magiques, de grands matchs et nous devons atteindre à nouveau le niveau maximal de jeu et la vivacité dont nous avons fait preuve au fil du temps », a déclaré Fernando Torres à Onda Cero.

robinhoLa sélection du Chili n’a pas abouti à se défaire enfin du complexe nommé « Brésil », devant lequel elle n’a jamais gagné à la Coupe du Monde. La Seleçao s’est imposée au bout d’un jeu-spectacle (3-0), devant les adversaires sud-américains qu’elle élimine pour la troisième fois dans les  huitièmes d’un tournoi final de la Coupe du Monde.

Le Brésil a mené en permanence le jeu et a appuyé sur l’accélération juste tant qu’il lui fallait pour s’assurer une qualification facile. Comme pour le sélectionneur Carlos Dunga la victoire est beaucoup plus précieuse que le spectacle, ses élèves ont accompli son souhait, même s’il y a eu aussi du spectacle de temps en temps.

Quatre minutes de la première période ont été suffisantes pour établir la gagnante. Le premier but a été le mérite de Juan, qui s’est élancé impérialement au-dessus de l’entière défense chilienne, envoyant la balle au-dessous de la transversale, sur un coup de tête. Peu après, Luis Fabiano a élégamment achevé une action de Robinho et Kaka et a placé la balle dans la cage, après avoir dribblé le gardien chilien.

Les Chiliens n’ont pas eu la force d’en revenir ni après la pause et le but de Robinho (3-0) a eu pour les élèves de « El Loco » Marcelo Bielsa, l’effet du plomb versé dans les souliers.

Le Brésil se qualifie ainsi pour les quarts, où il se donne rendez-vu avec les Pays-Bas, un adversaire d’un autre calibre. Leur dernière rencontre directe a eu lieu au Mondial français de 1998, quand la Seleçao a gagné sur la séance de tirs au but.

allemagne« C’est la guerre », annonçait le journal « Daily Star » à la veille de la partie Allemagne – Angleterre. « La Guerre des nerfs », lui répondait « Hamburger Morgen Post ». Et en effet, ils ont fait la guerre.

« Nous allons apprendre une leçon à ces gamins », menaçaient les Anglais avant le match des huitièmes de finale du Mondial organisé en Afrique du Sud. Mais pour eux, la surprise s’est produite: l’Allemagne a vaincu l’Angleterre, score 4-1, et s’est qualifiée dans les quarts du tournoi final, éliminant une formation de Capello qui n’a presque rien montré à cette Coupe du Monde.

Ce qui s’est passé le 27 juin à Bloemfontain a été un désastre. Il est vrai, dans l’ensemble, l’Allemagne a été meilleure. Le duo Klose-Podolski a été meilleur que le duo britannique Gerrard-Rooney. Mais ce ne sont pas eux qui ont décidé le sort de la partie. La victoire de l’Allemagne est premièrement due à une défensive anglaise catastrophique. Recevoir trois buts sur contre-attaque classique et se trouver en trois autres situations similaires, c’est trop. Klose, Muller et ses collègues ont été pratiquement « invités » dans la surface de 16 mètres.

Les Anglais peuvent invoquer l’immense erreur d’arbitrage à la fin de la première période, lorsque Lampard a tiré, la balle a frappé la transversale, étant tombée à quelques 30 cm à l’intérieur et ricochant ensuite à l’extérieur. Les arbitres n’ont pas validé le but, même s’il a été visible. Il est difficile de dire maintenant comment le jeu se serait déroulé si la deuxième période commençait sur le score 2-2.

Plusieurs commentateurs internationaux ont fait valoir que l’invalidation de ce but est une revanche prise par les Allemands, après ce qui s’est passé 44 ans auparavant. En 1966, dans les prolongations de la finale entre l’Anglettere et la République Fédérale Allemande, les Anglais ont pris la commande par un but exécuté dans une situation identique, mais infiniment moins claire.

Fabio Capello, le sélectionneur italien des Anglais, a sa part de faute, parce qu’il n’a pas envoyé sur le terrain le meilleur 11. Carragher, qui a été le meilleur défenseur dans les deux premiers matchs du groupe, a été laissé sur le banc. Capello a également fait d’autres expériences, titularisant Upson, qui n’avait pas du tout joué. De plus, Capello a trop insisté sur Barry, celui-ci étant, à côté de Upson, à l’origine de la plupart des contre-attaques des Allemands. Une autre erreur a été celle d’introduire Joe Cole à la 64e minute, même si la présence en attaque de Crouch aurait été beaucoup plus utile.

Quant aux Allemands, ils ont fait un bon travail. La Mannschaft s’est bien défendue et a contre-attaqué sans merci. Ils ont préféré céder délibérément le milieu du terrain aux Anglais, juste pour leur tendre une piège. Probablement, si les arbitres avaient validé le but de Lampard, ils n’auraient pas changé la tactique. Il reste à voir la réaction de la FIFA après le but invalidé. La preuve vidéo serait-elle acceptée pendant le jeu, comme au rugby?

L’Allemagne va dans les quarts où elle rencontrera l’Argentine, qui a vaincu le Mexique.

pb2Formation favorite, au goût du jour, la sélection des Pays-Bas s’est qualifiée première du groupe G, avec trois victoires, dont la dernière remportée le 24 juin, devant le Cameroun. Les buts des vainqueurs ont été marqués par Van Persie (36e minute) et Huntelaar (84e minute), alors que le but d’honneur des Camerounais a été réussi par Eto’o, sur un tir de pénalité (65e).

Le Cameroun est la seule équipe sans aucun point à ce tournoi final. Cette contre-performance pourrait être répétée par la Corée du Nord et le Honduras, qui disputeront le 25 juin, les derniers matchs des groupes.

Le sélectionneur du Cameroun, Paul Le Guen, a déclaré qu’il quittait la Coupe du Monde débordé de regrets et a mentionné qu’il avait voulu envoyer en terrain Rigobert Song parce qu’il est un joueur emblématique.

« On quitte le Mondial avec plein de regrets, on sait qu’on a apporté avec nous les espoirs de tous les Camerounais, mais nous n’avons pas réussi à les concrétiser ».

Dans l’autre match du groupe E, la sélection du Japon s’est rejointe à l’équipe des Pays-Bas, en se qualifiant dans les 8es, en défaveur du Danemark. Le joueur du match a été toujours le Japonais Keisuke Honda.

Les Pays-Bas rencontrera dans la prochaine étape l’équipe de la Slovaquie et le Japon jouera contre l’Uruguay.

it1La Coupe du Monde d’Afrique du Sud a offert dans l’après-midi du 24 juin une autre raison de stupéfaction: l’Italie, championne en titre de la Coupe du Monde, a été éliminée du tournoi par la Slovaquie, une équipe qui se trouve à sa première participation à une Coupe du Monde. Ce renvoi est d’autant plus choquant qu’à la première vue, l’Italie avait à combattre un groupe facile: le Paraguay, la Nouvelle-Zélande et la Slovaquie. Avec deux remises assez gênantes dans les deux premières parties, les élèves de Lippi avaient besoin d’une victoire devant la Slovaquie, pour passer en 8es.

A la fin d’un match torturant, les Italiens ont perdu à différence d’un but (3-2 pour la Slovaquie). Squadra Azzura retourne à maison plus tôt qu’on s’y serait attendu, secondant la France, vice-championne du monde, qui a subi une humiliation similaire.

Le début du match a été parsemé de rudesses, les joueurs des deux formations semblant plutôt préoccupés d’ »attaquer » les tibias et les chevilles des adversaires. La léthargie qui semblait régner sur le terrain a été brusquement annulée par la réussite de Vittek, qui a marqué dans la cage adverse à la 25e minute. Contrariés, les Italiens n’ont pas compris ce qui leur arrivait et à la mi-temps, le bleu de la Squadra Azzura commençait à s’obscurcir.

La tension a atteint l’apogée dans la deuxième période. Le sélectionneur Marcello Lippi a appelé à Pirlo, l’un des « survivants » de l’équipe qui remportait le trophée il y a quatre ans. L’entrée de Pirlo n’a pas eu effet immédiat. Les Italiens ont manqué de peu les buts slovaques à la 67e minute. Skrtel a repoussé sur la ligne de la cage, mais les Italiens ont revendiqué le but.

Dans le dernier quart d’heure, l’Italie a échoué à un autre test et Vittek a réalisé « le doublé ». Lorsque l’Italie semblait psalmodier son chant de cygne, la formation de Lippi a eu un tressaut d’orgueil. Di Natale a réduit la différence à la 81e minute. Les champions avaient encore besoin d’un but pour se qualifier, notamment que dans l’autre partie, le Paraguay et la Nouvelle-Zélande étaient aussi à égalité, 0-0.

Mais les Slovaques ont réussi à absorber formidablement la pression de l’Italie. Quagliarella a inscrit à la 85e minute, mais le but a été annulé à juste raison par l’arbitre Howard Webb, et à l’autre cage, Kopunek a marqué à la 89e minute, pour 3-1.

L’Italie a réagi encore une fois, par Quagliarella, qui a réduit la marque à 3-2.

Le sifflet final a certifié la plus grande surprise de ce tournoi. Les tenants du titre mondial ont fini en dernière position du Groupe F, dépassée par le Paraguay, la Slovaquie et la Nouvelle-Zélande.

L’échec historique de l’Italie a un dernier correspondant au Mondial de 1974, déroulé en l’Allemagne fédérale. Alors, dans le même groupe que la Pologne, l’Argentine et le Haiti, l’Italie a raté la qualification pour le tour suivant.

La dernière championne mondiale qui a calé avant les 8es a été la France. En 2002, l’équipe française s’est classée sur la 4e place dans un groupe qui comptait encore le Danemark, le Sénégal et l’Uruguay.