Archive pour mai 2010

Imaginez l’Espagne ou le Brésil, deux des équipes favorites de tous les temps, éliminées dans la phase des groupes de la Coupe du Monde 2010. C’est quand-même inimaginable, n’est-ce pas? Mais ce genre de « surprises » choquantes, en effet, se sont passées au fil du temps. Ci-dessous, vous en trouverez un top 10:

Première partie:

1.  France, 2002

Perdre du terrain, en tant que champion, c’est acceptable; mais être pulvérisé d’un seul coup, c’est un drame. Alors qu’elle était la championne du monde et d’Europe, la France n’a pas marqué un seul but et a été éliminée dès la phase des groupes à la Coupe du Monde 2002. Ses défaites ont été tant humiliantes que mémorables: défaite face au Sénégal au match d’ouverture, match nul 0-0 avec l’Uruguay après une carte rouge pour Thierry Henry et finalement anéantie par le Danemark dans le dernier match, avec 2-0.

2.  Brésil, 1966

C’était le seul cas d’après-guerre où le Brésil a dû quitter le tournoi prématurément. Cet échec s’est glissé entre deux périodes de gloire pour la nationale brésilienne, gagnante de la Coupe en 1958, 1962 et 1970. Un bon nombre des membres de l’équipe étaient soit trop vieux, soit trop inexpérimentés. L’exception a été Pelé, 25 ans, incontestablement le meilleur joueur au monde. Il a eu la malchance d’être maintes fois brutalisé par Dobrimir Jetchev, dans le match d’ouverture contre la Bulgarie, gagné à 2-0. Blessé, Pelé a raté le match contre l’excellente équipe de la Hongrie, qui a triomphé avec un score de 3-1. Il a été de retour à temps pour le match final contre le Portugal, il était loin d’être en pleine forme. Et même s’il avait été présent au match antérieur, le Brésil aurait du mal à battre la superbe équipe portugaise, qui a dominé les champions avec un score de 3-1.

3. Argentine, 2002

Il est étonnant de penser que la génération de platine de l’Argentine n’a pas gagné une Copa America, sans parler de la Coupe du Monde. Les dix-sept ans de mauvais résultats (son dernier titre a été Copa America en 1993), ont atteint le nadir en 2002, quand une équipe très compétente – Gabriel Batistuta, Juan Veron, Hernan Crespo, Claudio Lopez, Ariel Ortega, Kily Gonzalez, Pablo Aimar, a chuté au premier obstacle. Ils étaient les favoris avant le tournoi, bien que dans un groupe difficile, avec la Suède, l’Angleterre et le Nigéria. Les Argentis ont légèrement joué le match d’ouverture contre le Nigéria, mais ont perdu la pédale dans la partie disputée avec l’Angleterre. Suite à la défaite (1-0), ils avaient besoin de battre la Suède. Malgré leur domination pendant le jeu, le score finale a été 1-1 et l’Argentine a pris le chemin de retour. L’équipe n’avait pas mal joué – elle a eu 45 tirs dans trois matchs et a été dans la possession du ballon deux tiers du temps, contre l’Angleterre comme contre la Suède. Ainsi, son élimination a été encore plus difficile à comprendre. Pour aggraver sa situation, le Brésil, auquel on avait donné peu de chances, était devenu champion.

4. Italie, 1966

Le mot « Corée » donne des frissons aux supporters italiens: en partie à cause de sa défaite controversée face à la Corée du Sud dans le tournoi de 2002, mais principalement à cause de sa perte devant la Corée du Nord en 1966. Même si l’Italie avait été vaincue par la Russie dans la phase des groupes, elle n’avait besoin que d’un nul contre les Coréens pour se qualifier dans les quarts de finale. La malchance a fait que les Italiens soient réduits à 10 dans la première mi-temps – il n’y avait pas de remplaçants à l’époque – et un seul but marqué par Pak Doo Ik les a démolis.  Avant le match, le manager de l’Italie avait comparé les Coréens à une comédie en style Charlie Chaplin. Plus tard, il a dit que c’était un compliment, qu’il avait mis en garde les Italiens des capacités de la Corée plutôt que de la ridiculiser.

5. Italie, 1974

Les vaniteux avaient atterri. L’Italie a entamé le tournoi en pleine forme, mais a mené une campagne lamentable en 1974. La situation a atteint le paroxysme lorsqu’un scandale a surgi publiquement entre Giorgio Chinaglia et son manager Ferruccio Valcareggi. L’Italie a évité l’humiliation devant Haiti, a fait match nul avec l’Argentine et devait battre la Pologne, qui était la première du groupe et a fini troisième dans le tournoi. Les Italiens ont subi une défaite (2-1) et ont retourné dans le pays en se blâmant réciproquement.

Deuxième  partie:

6. La Colombie, 1994

Pelé pensait que la Colombie allait gagner le mondial de 1994. En effet, l’équipe avait fait de beaux matchs de qualification, aboutissant à obtenir un score de 5-0 contre l’Argentine, ce qui a beaucoup compté sur l’échelle Richter du football. Ses performances ont été tachetées par des discussions sur les cartels de la drogue et le monde souterrain des cliques criminelles. Une défaite malheureuse (3-1) devant la Roumanie et suivi par une défaite devant les Etats-Unis (2-1), dans un match où Andres Escobar a marqué un fatidique auto-but. Une victoire 2-0 sur la Suisse a mis fin au tournoi de la Colombie, mais sa campagne dans la Coupe du Monde est resté mémorable à cause de ce qui s’est passé une semaine plus tard: ayant gravement offensé un syndicat de jeu avec l’auto-but, Escobar a été tué devant un bar de Medellin.

7. Espagne, 1998

A juste raison, l’Espagne ira à l’Afrique du Sud en tant que favorite, mais paradoxalement, la sélection est l’une des grandes sous-performantes de la Coupe. Les Espagnols n’ont jamais atteint une demi-finale. Sa plus honteuse campagne a été celle de 1998. Ils ont été éliminés dès l’étape des groupes. L’Espagne avait la commande de son match d’ouverture avec le Nigeria, avec un score de 2-1. Le légendaire gardien Antoni Zubiearetta a marqué un auto-but. Avec un score de 3-2, le Nigéria a remporté la partie. Le match avec le Paraguay a été nul et même avec une victoire 6-1 contre la Bulgarie, l’Espagne n’a pas eu les lauriers.

8. Allemagne, 1994

Les quarts de finale ne sont pas habituellement considérés comme une élimination prématurée, mais cela dépend de qui fait l’objet de la discussion. L’Allemagne de l’Ouest était parvenue à chacune des trois dernières finales de la Coupe du Monde. De plus, l’équipe a été championne d’Europe en 1980. Donc, quand l’Allemagne s’est inclinée devant la Bulgarie, le choc a été énorme.

9. Danemark, 1986

Oui, le petit Danemark. En 1986, le pays était l’un des favoris pour le titre, après avoir ri au nez de l’original Groupe de la Mort. Ils ont battu l’Ecosse, l’Uruguay et l’Allemagne de l’Ouest. On avait beaucoup d’attentes de l’implacable attaque danoise et on attendait également une victoire sur l’Espagne. A la fin de la première mi-temps, le score était 1-0 et le Danemark a continué à harceler les adversaires après la pause, mais l’Espagne a pris sa revanche plus qu’il n’en faut, humiliant les Danois avec le score 5-1.

10. Ecosse, 1978

L’Ecosse d’Ally MacLeod s’est défaite d’une façon impressionnante de la Tchécoslovaquie – championne d’Europe – lors des qualifications. Les Ecossais ont même organisé une parade à Hampden Park devant des dizaines de milliers de personnes et MacLeod a annoncé qu’ils allaient remporter la Coupe. Mais tout s’est transformé en une farce: ils ont perdu avec 3-1 devant le Perou et ont obtenu un égal avec l’Iran. Cela signifiait que l’Ecosse aurait dû battre les Pays-Bas pour se qualifier. Le score a brisé tout espoir – 3-2 pour les Pays-Bas.

L’arbitre suisse Massimo Busacca, récemment désigné le meilleur arbitre de la saison par la Fédération Internationale de Football, est le grand favori pour l’arbitrage à la Finale de la Coupe du Monde 2010.

Agé de 41 ans, Busacca ne cache pas son ambition d’arbitrer les finalistes le 11 juillet, sur le stade Soccer City de Johannesbourg: « Quand on travaille dans le domaine sportif, on veut atteindre la plus haute performance et la finale de la Coupe du Monde représente pour un arbitre le match le plus important de la carrière », a déclaré le Suisse, qui a aussi arbitré la finale de la Ligue des Champions en 2009.

Toutefois, en septembre 2009, sa carrière d’arbitre semblait finie, suite à un mauvais geste à l’adresse des spectateurs qui l’apostrophaient à un match de la Coupe de Suisse. La Fédération de Football de Suisse l’a suspendu sur la durée de trois matchs. Mais immédiatement après l’exécution de la peine, FIFA l’a délégué à l’un des plus importants matchs des préliminaires de la CM (Russie – Allemagne), sur le stade Lujniki de Moscou, en présence de 84.000 spectateurs.

Une autre chance pour Busacca est représentée par le fait que la sélection de son pays ne se qualifiera probablement pas dans la finale. D’habitude, Massimo Busacca fait équipe avec Matthias Arnet et Francesco Buragina, avec lesquels il collabore au troisième tournoi final majeur, après la CM 2006 (Allemagne) et l’Euro 2008 (Autriche et Suisse).

Raymond Domenech a annoncé le 17 mai la composition de son équipe pour la Coupe du Monde. Un seul joueur, susceptible d’être un défenseur, quittera cette équipe quasi-provisoire.

Une formation de 24 joueurs, réduite à partir d’une liste de 30, dévoilée début mai, participera à un stage d’entraînement de trois jours dans la station de ski de Tignes.

Domenech annoncera son équipe définitive le 27 mai, avant le départ pour un deuxième stage en Tunisie.

Parmi les absents les plus notables de l’équipe, il y a l’attaquant marseillais Hatem Ben Arfa et Mickael Landreau, le meilleur buteur de Lille.

Les défenseurs Adil Rami et Rod Fanni, le milieu de terrain Yann Mvila et l’attaquant Jimmy Briand ont également été parmi les six joueurs éliminés de la formation de 30 joueurs.

Parmi ceux qui ont été retenus, il y a le milieu de terrain de Marseille Mathieu Valbuena, le défenseur Marc Planus et le gardien de but Cédric Carrasso de Bordeaux.

Valbuena, joueur de petite taille connu pour son professionnalisme, a été convoqué pour la première fois en mars 2008, avant d’être mis à l’écart par une blessure.

Cette fois-ci, sa réussite est d’autant plus remarquable qu’il a commencé la saison de la Ligue sur le banc des remplaçants de Marseille.

L’absence de Rami et l’inclusion de seulement quatre défenseurs centraux suggère que Domenech pourrait demander à Jeremy Toulalan (demi défensif) d’occuper une position encore plus défensive si besoin est.

Si l’on parle de la stratégie à long terme de Domenech, alors le Planus, le défenseur de Bordeaux, pourrait devenir le 24ème homme et manquera le voyage à l’Afrique du Sud.

En même temps, Landreau rate pour la deuxième fois consécutive le tournoi final, s’étant retrouvé parmi les sept joueurs de l’équipe qui ont été « renvoyés » avant le début de l’Euro 2008.

A présent, Carrasso remplace officiellement Landreau comme troisième option de gardien de but des Bleus, après Hugo Lloris de Lyon et Steve Mandanda de Marseille.

La France a perdu la Coupe en 2006 en faveur de l’Italie et se retrouve maintenant dans le groupe A, à côté de l’Afrique du Sud,  du Mexique et de l’Uruguay.

Voilà la distribution en terrain de notre équipe:

Gardiens: Hugo Lloris (Lyon), Steve Mandanda (Marseille), Cédric Carrasso (Bordeaux)

Défenseurs: William Gallas (Arsenal / ENG), Eric Abidal (Barcelone / ESP), Bakary Sagna (Arsenal / ENG), Patrice Evra (Manchester United / ENG), Gaël Clichy (Arsenal / ENG), Marc Planus (Bordeaux), Anthony Réveillère (Lyon), Sébastien Squillaci (Séville / ESP)

Milieux de terrain: Abou Diaby (Arsenal / ENG), Alou Diarra (Bordeaux), Lassana Diarra (Real Madrid / ESP), Yoann Gourcuff (Bordeaux), Florent Malouda (Chelsea / ENG), Jérémy Toulalan (Lyon)

Attaquants: Nicolas Anelka (Chelsea / ENG), Djibril Cissé (Panathinaikos / GRE), André-Pierre Gignac (Toulouse), Sidney Govou (Lyon), Thierry Henry (Barcelone / ESP), Franck Ribéry (Bayern Munich / GER), Mathieu Valbuena (Marseille).

L’arrière italien Fabio Cannavaro préférerait que l’Italie ne se trouve pas parmi les favorites de la Coupe du Monde, à côté de l’Espagne ou le Brésil, pour jouer avec plus de calme et pour faire de beaux matchs.

Cannavaro a exprimé son point de vue dans une interview accordée à « La Gazzetta dello Sport ». Il a parlé de l’état des choses de l’équipe entraînée par Marcello Lippi et de l’actualité du football international. « Il aurait été beaucoup mieux qu’on ne soit pas favoris. Pour moi, les véritables favorites sont le Brésil, l’Espagne, l’Angleterre, l’Argentine et l’Allemagne », a précisé le capitaine de la Squadra Azzura.

Cannavaro pense que l’expérience gagnée par l’équipe des « vétérans » pourrait donner plus de valeur à la compétition et l’Italie aurait la chance de remporter le trophée pour la deuxième fois consécutive.

Selon le manager de Chelsea, Carlo Ancelotti, Fabio Capello se trouvera à la tête de la plus puissante sélection participant à la Coupe du Monde 2010. En même temps, le technicien italien ne voit pas la nationale de son pays parmi les favorites au titre:

« L’Angleterre a d’excellentes perspectives; Si jamais il y avait un tournoi final où la favorite parte, alors ce serait celui-ci. La sélection a des joueurs qui évoluent au plus haut niveau et on attend beaucoup de leur part dans la mission d’Afrique du Sud. En ce qui concerne l’Italie, c’est une autre situation, parce qu’elle est dans une période de transition. Lippi devra trouver la combinaison optimale entre les nouveaux joueurs et ceux qui ont gagné le dernier mondial ».

Carlo Ancelotti a donné également son avis sur l’avenir de l’équipe italienne, car il est sur la liste des potentiels successeurs de Marcello Lippi aux commandes de la Squadra Azzura: « Moi, à l’équipe nationale? Non, je suis bien ici. J’espère rester à Chelsea parce que nous avons l’occasion de gagner deux compétitions importantes. J’espère qu’après Lippi, le nouveau sélectionneur nommé sera un entraîneur italien, mais il m’est difficile à identifier le candidate idéal ».