Archive pour juillet 2010
Apporté sur le gazon de Soccer City par le capitaine de l’Italie Fabio Cannavaro, le célèbre trophée Jules Rimet a été conquis pour la première fois par l’Espagne. Les Espagnols réussissent ainsi le doublé historique, devenant champions du monde deux ans après avoir conquis le titre européen.
Paul le poulpe a de nouveau fait le choix correct et l’Espagne a confirmé le slogan qui l’a accompagnée au Mondial d’Afrique du Sud: « L’espoir est mon chemin, la victoire est mon destin »!
L’homme décisif pour l’Armada Roja de Vicente del Bosque a été le milieu de Barcelone, Andres Iniesta. On était à la 117e minute d’une finale folle, où l’Espagne et les Pays-Bas se sont tour à tour lancés sur l’attaque. La passe de Fabragas a trouvé Iniesta dans la surface de réparation et « Don Andres », le joueur né dans la petite ville de Fuentealbilla, a « exécuté » Stekelenburg d’une imparable reprise de volée.
Les Pays-Bas ont été anéantis par un joueur mis sous les feux de la rampe par un Néerlandais. Le 29 octobre 2002, le célèbre Louis Van Gaal, qui était sur le banc de Barcelone, lançait Andres Iniesta, âgé alors de seulement 18 ans, dans un match de la Ligue des Champions, contre FC Bruges. Huit ans plus tard, la « découverte » de Van Gaal refuse aux Pays-Bas un titre auquel ont rêvé Haan, Neeskens, Cruyff ou Van Basten.
Jusqu’au coup parfait de Iniesta, les deux équipes ont passé au millimètre prés du but décisif. A tour de rôle, dans une deuxième période hallucinante, Arjen Robben, David Villa, de nouveau Robben, Fabregas, Iniesta et Jesus Navas ont raté de peu la cible.
A la 109e minute, Heitinga a reçu un deuxième carton jaune, étant expulsé du terrain. Plus tôt, à la 93e minute, l’arbitre anglais Howard Webb avait fermé les yeux sur une faute commise par le même joueur, qui aurait coûté à l’équipe un tir de pénalité.
Mais cela n’a pas empêché Iniesta de décider le sort du plus important match de la compétition et d’épargner ses coéquipiers de la séance de tirs au but. Le sifflet final du match avec les Pays-Bas les a porté au septième ciel et a déclenché la grande fiesta.
Des millions d’Espagnols ont passé une nuit délirante à Madrid, Barcelone et dans le pays entier. A Johannesburg, en Afrique du Sud, les compatriotes de Villa, Puyol et Iniesta ont été aussi en extase: leurs héros les a rendus fiers. On s’est tous senti champions!
Comme dans le dernier acte de l’Euro 2008, en demi-finale de la Coupe du Monde 2010, les combattants de la Furia Roja ont été nettement supérieurs aux élèves de Joachim Löw.
Le même scénario, le même score, le même vainqueur: l’Espagne. La demi-finale de 7 juillet a été une copie presque fidèle de la finale Euro 2008. Les Allemands ont eu l’air d’avoir oublié le football spectaculaire qu’ils avaient joué jusqu’à présent à ce tournoi final et ils ont perdu comme il y a deux ans. Une défaite sans équivoque, même si le score 0-1 ne le montre pas. Après un jeu plus facile qu’espéré, les Espagnols se sont qualifiés pour la première fois en finale d’une Coupe du Monde, où ils rencontreront les Pays-Bas, le 11 juin.
L’Espagne prend les rênes dès le début et a la chance d’inscrire après seulement quelques minutes: Villa surprend Friedrich sur le faux pas, il a tout le temps du monde pour exécuter Neuer, mais il se hâte et le gardien arrête le ballon. L’Allemagne reste sans riposte. L’équipe la plus offensive du Mondial, avec 13 buts marqués jusqu’à la demi-finale, préfère la prudence. Tel qu’attendu, invités à attaquer, les Ibériques gaspillent une autre occasion: Puyol, d’un plongeon, par-dessus la transversale.
Les Allemands se rendent compte qu’ils ne peuvent pas continuer de cette façon et essaient de se libérer avec leur redoutable jeu de passes, qui a envoyé à maison Rooney et Messi. Mais à peine mis en marche et l’équipe de Del Bosque répond par une pression suffocante.
La conséquence? Le premier tir sérieux des Allemands vient après une demi-heure. Trochowski tire à distance, mais Casillas s’élance comme un arc et repousse près du poteau.
La domination espagnole continue après la mi-temps, alors que le jeu létal des Allemands tarde à apparaître. Le sélectionneur Joachim Löw comprend qu’il est trop peu et fait le premier changement: Jansen à la place de Boateng. Mais ce sont toujours les Espagnols qui s’approchent du but, par Iniesta et ensuite, Pedro. Löw réagit à nouveau: Kroos à la place de Trochowski. C’est en vain. Le milieu espagnol est sans faille et pousse le jeu vers la cage de Neuer. Combien l’Allemagne va-t-elle encore résister?
Kroos prend l’initiative et reprend vers le but de Casillas, mais San Iker fait barrage à son essai. Soudain, le jeu se déplace dans la moitié espagnole, mais pas trop longtemps. A la 73e minute, Xavi centre à perfection d’un coup de coin et Puyol ne rate plus la cible: c’est 1-0 pour l’Espagne! L’Allemagne répond par des attaques furibondes, Löw envoie un autre attaquant sur le terrain, Gomez, mais il s’en faut de peu que Pedro lui donne le coup de grâce. Le sifflet final ne tarde pas à venir, suppliciant pour l’Allemagne, salutaire pour l’Espagne!
Chacune des équipes a eu dans la formation de départ 6 joueurs qui ont été titulaires dans la finale de l’Euro 2008. Il s’agit des Allemands Mertesacker, A. Friedrich, Lahm, Schweinsteiger, Podolski et Klose et des Espagnols Casillas, Sergio Ramos, Puyol, Capdevila, Iniesta et Xavi.
La défaite de l’Allemagne en demi-finale de la Coupe du Monde a confirmé une superstition née au tournoi final de 1994: les équipes qui éliminent l’Argentine perdent dans le tour qui vient juste après. C’est ce qui s’est passé en 1994 avec la Roumanie, une règle confirmée en 1998 par les Pays-Bas, par la Suède en 2002 et par l’Allemagne en 2006.
Après la défaite époustouflante devant l’Allemagne, qui a envoyé l’Argentine à la maison dans les quarts de finale, Lionel Messi a dévoilé aux Espagnols la tactique des Allemands. L’Argentin se considère à moitié Ibérique et veut voir la championne européenne en finale de la Coupe du Monde. C’est pourquoi Messi a transmis à Puyol et à Pique les secrets des Allemands.
L’Espagne et l’Allemagne se débattent à nouveau, après avoir disputé la finale de l’Euro 2008, adjugée par les Espagnols, sur le score 1-0 (but marqué par Fernando Torres). Le 7 juillet, les deux pouvoirs du football s’affronteront à Durban pour une place en finale de la Coupe du Monde.
Dans la lutte allemande-espagnole s’est mêlé Leo Messi, joueur « élevé » par Barcelone depuis un tendre âge. Il se considère donc à moitié Espagnol, mais surtout la vedette argentine ne peut pas oublier l’humiliation administrée par les Allemands, vainqueurs dans les quarts à 4-0. Au moment où ses collègues de FC Barcelone lui ont envoyé des messages de consolation, une idée est venue à son esprit, de leur donner un coup de main. Ces derniers jours, Messi et les huit Barcelonais (David Villa est le dernier arrivé) ont été en contact permanent et l’Argentin a essayé de leur offrir des informations sur la façon dont évoluent les attaquants et les milieux de Joachim Löw.
Au début, Lionel Messi avait maintenu le contact avec ses collègues de club seulement pour se féliciter réciproquement après les victoires. Ils se préparaient pour le grand choc, une rivalité en demi-finale entre l’Argentine et l’Espagne, avant que l’Allemagne empêche le duel.
« Je me sens à moitié Espagnol, depuis que je joue à Barcelone, c’est-à-dire depuis l’adolescence », a dit Messi. Le joueur a dévoilé à Puyol et Pique les signes des attaquants allemands, leur a conseillé de bloquer Schweinsteiger à plus de 30 mètres de la cage de Casillas et leur a expliqué les faiblesses de la défensive allemande.
« Ne vous ruez-vous en attaque, pour ne pas écoper un but très bite, comme nous, parce que cela ruinerait votre tactique ».
Le sélectionneur Vicente del Bosque reste impassible à la tempête psychologique déclenchée avant la grande confrontation. Ce ne sera pas un drame pour l’Espagne si elle ne gagne pas le titre mondial, a déclaré le sélectionneur, qui a précisé aussi que son équipe était bien préparée physiquement et mentalement.
Les Pays-Bas sont la première équipe qualifiée en finale de la Coupe du Monde, après avoir triomphé sur l’Uruguay (3-2) dans la première demi-finale du tournoi d’Afrique du Sud.
Les Néerlandais ont réussi à s’assurer la troisième présence au dernier acte du Mondial, après les éditions de 1974 et 1978. En finale, les Pays-Bas vont affronter la vainqueur de l’autre demi-finale, Allemagne-Espagne, programmée pour le mercredi 7 juillet.
Le match disputé à Cape Town a débuté sans le tâtonnement habituel. La première grande occasion du match a appartenu aux Néerlandais. Fernando Muslera, le gardien des Sud-Américains, a fait bon travail, mais il n’aurait pas pu arrêter Dirk Kuyt, qui a quand-même tiré par-dessus de la transversale, d’une excellente position.
Alvaro Pereira a répondu par un essai courageux, un tir de plus de 40 mètres, mais le ballon n’a pas atteint les filets.
Giovanni van Bronckhorst, le capitaine de l’ »Orange Mécanique » a pris une magnifique occasion et a envoyé le ballon tout droit sur l’équerre du but de Muslera par une frappe balistique de 30 mètres, du gauche.
Diego Forlan, la vedette de l’Uruguay, s’est remarqué à la 41e minute, surprenant Martin Stekeleburg par une frappe du gauche. Stekelenburg n’a pu que détourner le ballon au-dessus de lui, mais le but a été inévitable.
Malgré l’égalisation, les Pays-Bas ont eu une seconde période parfaite. Le gardien Stekelenburg a trouvé l’antidote aux frappes de Forlan.
Les Néerlandais ont eu quelques moments d’exception. A la 70e minute, Wesley Sneijder a marqué par un tir du droit, dévié, mais qui a pris à l’improviste le gardien Muslera. Après ce but, Sneijder partage la première position du classement des buteurs avec l’Espagnol David Villa.
A la 73e minute, Arjen Robben a sécurisé l’avantage des Néerlandais par une frappe de tête qui a envoyé pour la troisième fois le ballon dans la cage des adversaires.
Maximiliano Pereira a réduit la différence dans les arrêts, mais les Uruguayens n’ont plus eu le temps pour un retour miraculeux.
Le succès apporte aux Néerlandais une prime de 20 millions de dollars de la part de la FIFA, l’équipe de Bert Van Marwijk ayant des chances réelles de remporter le trophée.